Des ebooks suisses?  Gratuits? Les Bourlapapey ont le plaisir de présenter les livres numériques de la Bibliothèque numérique romande. Nous pouvons vous proposer aujourd’hui, en août 2015, 358 ebooks Notre domaine : la littérature suisse romande (d’expression française), et, sans esprit régionaliste, les régions voisines, France, Suisse, ou ailleurs. Nos livres vous sont proposés en téléchargement libre mais pour un usage non commercial (Ils peuvent évoluer : merci de nous signaler les erreurs que vous remarquerez).
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 PUBLICATIONS RÉCENTES : 

Les Alpes Suisses 1 - Eugène Rambert - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary La petite Rose, ses six tantes et ses sept cousins - Luisa May Alcott - Bibliothèque numérique romande Poésie Éloge de Lamartine - Alice de Chambrier - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary Léman et Gramont La Poudre aux yeux - Eugène Labiche - Bibliothèque numérique romande

Eugène Rambert – Les Alpes suisses (1ère série)
Louisa May Alcott – La petite Rose, ses six Tantes et ses sept Cousins

Alice de Chambrier – Poésie, Éloge de Lamartine

Eugène Labiche – La Poudre aux Yeux

Un souvenir de Solférino - Henri Dunant - Bibliothèque numérique romande - tableau anonyme Bataille de Solférino Pierre-Paul Riquet et le Canal du MIdi - Jacques Fernay - Bibliothèque numérique romande - photo Laura Barr-Wells Félix Vallotton le Provincial Les Soupirs de Cyprien Morus Bibliothèque numérique romande Édouard Rod L'Ombre s'étend sur la Montagne photo Ancha Bibliothèque numérique romande
Henri Dunant – Un Souvenir de Solférino
Voltaire – Micromégas

Jacques Fernay – Pierre-Paul Riquet et le Canal du Midi
Jean Giraudoux – Simon le pathétique
Alexis Bouvier – La Grande Iza (tome 1)

Félix Vallotton – Les Soupirs de Cyprien Morus
Eugène Labiche – Embrassons-nous, Folleville !

Édouard Rod – L’Ombre s’étend sur la Montagne
Voltaire – Candide ou l’optimisme
Louise Dormienne – Les Caprices du sexe

Jean Giraudoux – Intermezzo

Les trois Justiciers - Edgar Wallace - Bibliothèque numérique romande - mamba noir Du Contrat Social Jean-Jacques Rousseau Bibliothèque numérique romande Île Rousseau à Genève Sylvie Savary L'aviateur et autres écrits Antoine de Saint Exupéry Bibliothèque numérique romande Contes - Charles Perrault - Bibliothèque numérique romande

Edgar Wallace – Les trois Justiciers
Werner Renfer – Blosse, La Tentation de l’Aventure
Jean-Jacques Rousseau – Du Contrat social

Antoine de Saint-Exupéry – L’Aviateur, La Paix ou la Guerre ? Autres Écrits

Ferdinand Hodler – La Mission de l’Artiste
Jane Dieulafoy – Une Archéologue en Perse (4ème partie)
R.-L. Stevenson, Fanny Van de Grift-Stevenson – Le Dynamiteur

Jules Verne – L’Île à Hélice, édition illustrée (1ère partie)  (2ème partie)
T. Combe (Adèle Huguenin Vuillemin) – Enfant de Commune
Anna de Noailles – Les Éblouissements

Maurice Leblanc – La Vie extravagante de Balthazar

Anatole France – L’Île des Pingouins
Antoine de Saint-Exupéry – Pilote de Guerre

Guy de Pourtalès – Les Contes du Milieu du Monde

Pierre Chorerlos de Laclos – Les Liaisons dangereuses

Marcel Proust – Chroniques

Charles Perrault – Contes (édition illustrée)
Comtesse  de Manoury – Le roman de Violette
Sarah Bernhardt – Ma double vie (partie 1)   (partie 2)

À PARAÎTRE PROCHAINEMENT :

La Fortune de Luc - T. Combe - Bibliothèque numérique romande - Boulevard Léopold-Robert (carte postale) Louis II de Bavière - Guy de Pourtalès - Bibliothèque numérique romande - photochrome Lettres philosophiques - Voltaire - Bibliothèque numérique romande - esquisse Quentin de la Tour Chick - Edgar Wallace - Bibliothèque numérique romande
Alexis Bouvier – La Grande Iza (tome 2) – « Coups de cœur »
T. Combe – La Fortune de Luc – « Ici et à côté »
Alexandre Dumas – Herminie – « Coups de cœur »
Louis Dumur – Un coco de génie – « Coups de cœur »
Théophile Gautier – … En Suisse – « Ils ont écrit ici »
Goethe – Les Années d’Apprentissage de Wilhelm Meister (livres 5 à 8) – « Coups de cœur »
Joris-Karl Huysmans – La Retraite de Monsieur Bougran – « Coups de cœur »
Imagerie d’Épinal – Aventures, contes et  légendes – « Coups de cœur »
Alfred Jarry – Gestes et opinions du Dr. Faustroll, pataphysicien – « Coups de cœur »
Émile Javelle – Souvenirs d’un alpiniste – « Ici et à côté »
Isabelle de Montolieu – Les Châteaux suisses (tomes 1 et 2) – « Ici et à côté »
Eugène Rambert – Les Alpes suisses (séries 2 à 5) – « Ici et à côté »
Jules Renard – Ragotte – « Coups de cœur »
Guy de Pourtalès – Louis II de Bavière – « Ici et à côté »
George Sand – Un Hiver à Majorque (éd. illustrée) – « Coups de cœur »
Walter Scott – Le Monastère – « Coups de cœur »
Rodolphe Töpffer – Monsieur Vieuxbois – « Ici et à côté »
Voltaire – Lettres philosophiques – « Ici et à côté »
Edgar Wallace – Chick – « Coup de cœur »

Les Alpes suises 1 - Eugène Rambert - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie SavaryRambert Eugène – Les Alpes suisses (1ère série) : Objet d’engouement indissociable de l’identité suisse, les Alpes, telles qu’on les envisage aujourd’hui, auraient été « inventées » au Siècle des Lumières, au moment où poètes et philosophes (Haller, Rousseau, Burke, Kant et Goethe, parmi d’autres) posent un regard nouveau sur la nature et introduisent dans l’esthétique européenne les notions de sublime et de pittoresque. Réputées jusqu’alors sauvages et inhospitalières, les Alpes se muent en paysages (Walter 94-97*) et deviennent bientôt une étape obligée du Grand Tour, offrant aux jeunes gens des élites britanniques et continentales des 18e et 19e siècles le spectacle grandiose de leurs panoramas. En réalité, comme le démontre notamment Claude Reichler**, cette thèse, encore très en vogue, mérite d’être nuancée. Car les Alpes ont toujours attiré les voyageurs, et ce bien avant le 18e siècle. Si certains n’y voient qu’un monde effroyable et monstrueux (Lescarbot, 1618, in Walter 91), d’autres – des intellectuels et savants sans doute plus hardis et plus éclairés – en ramènent des écrits richement illustrés (Reichler 2013) qui témoignent de l’intérêt continu que suscite, depuis la Renaissance, ce haut-lieu de l’imaginaire helvétique.

Les Alpes suisses, d’Eugène Rambert (1830-1886), s’inscrit dans le droit-fil de ce mouvement d’appropriation culturelle et scientifique du massif alpin qui fleurit particulièrement aux 18e et 19e siècles. L’œuvre, dynamique dans sa diversité, est celle d’un érudit et d’un curieux qui fut à la fois professeur (il donna son nom à un prix littéraire), poète, essayiste, naturaliste et grand amateur d’altitude. L’ouvrage, écrit d’une plume alerte et enjouée, fut publié en cinq séries entre 1864 et 1875. Malgré son ampleur encyclopédique, l’ensemble, quelque peu disparate, reste très accessible, car l’auteur a soin de mettre ses connaissances du terrain à la portée de son public citadin et sait faire partager à ses lecteurs sa ferveur d’alpiniste.

La première série, publiée en 1865, s’ouvre sur un petit essai (Les plaisirs d’un grimpeur) dans lequel Rambert se plaît à comparer l’alpinisme aux jeux de hasard. Vient ensuite le compte-rendu d’une exploration du massif glaronnais des Clarides. Nous sommes loin du tourisme pédestre d’aujourd’hui. L’escalade se fait à la force des bras et des jarrets, et à l’aide de cartes encore très incomplètes, mais les récompenses n’en sont que plus mémorables. Le texte suivant, une petite nouvelle (Les Cerises du vallon de Gueuroz), nous transporte dans la vallée du Trient et décrit à grands traits les dures conditions de vie des flotteurs de bois. Le partie principale du volume s’achève sur une étude de la flore alpine, dont on appréciera tant l’ampleur que la verve poétique : « La nature, écrit Rambert non sans humour, était en veine de romantisme, quand elle a marié à l’immobilité du sapin la joyeuse coquetterie du hêtre. […] Les jeunes sapins […] sont faits pour vivre en société et se prêter assistance. Aussi l’intérêt général l’a-t-il emporté sur les fantaisies de l’humeur individuelle. Tous prennent la forme qui convient le mieux à tous ; aucun ne dévie du type. Les nécessités d’une lutte en commun ont imprimé à la race entière un instinct d’ordre et de discipline. » Existe-t-il au monde essence plus helvétique que le sapin ? Enfin Eugène Rambert revient sur l’accident de Whymper lors de la première ascension du Cervin avec un plaidoyer pour le maintien de la « cordée » dans l’alpinisme.

( *François Walter, « La montagne des Suisses. Invention et usage d’une représentation paysagère (XVIIIe-XXe siècle) », Études rurales, 1991, Volume 121, Numéro 121-124, 1991. De l’agricole au paysage, pp. 91-107. [Consulté en ligne le 16 juillet 2015.], **Claude Reichler, Les Alpes et leurs imagiers. Voyage de l’histoire du regard. [Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes, 2013], 27.)

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La petite Rose ses six Tantes et ses sept Cousins - Luisa May Alcott - Bibliothèque numérique romande - gravure Paul DestezAlcott Louisa May – La petite Rose ses six Tantes et ses sept Cousins : La petite Rose Campbell a 12 ans et elle est orpheline. Juste avant de mourir, son père l’a confiée à l’un de ses frères, le Dr Alexandre Campbell (oncle Alec). En attendant qu’Alec revienne d’un voyage en Chine, Rose est accueillie dans le manoir de deux de ses tantes, Miss Prudence et Miss Patience. Elles font de leur mieux pour l’apprivoiser, mais Rose est profondément malheureuse et refuse tout ce qu’on lui propose, préférant rester seule dans sa chambre. Lorsque ses sept cousins déboulent au manoir pour faire sa connaissance, Rose, d’abord réticente, se laisse charmer par leurs facéties et leur vivacité. Mais l’oncle Alec découvre combien sa nièce est une enfant triste et maladive. Comment lui redonner goût à la vie ? Il a son idée … Un conciliabule a lieu avec les six tantes et Alec promet que si dans une année, l’état de Rose ne s’est pas amélioré, il renoncera à sa mission. Commence alors pour Rose une merveilleuse « leçon d’éducation » grâce à son oncle et à ses cousins, mêlant au fil des mois imagination, curiosité, découvertes, courage et émotions. Rose ne connaîtra plus jamais l’ennui et s’épanouira à la vie.

Louisa May Alcott (1832-1888) est une romancière américaine. Dans sa jeunesse, elle écrit déjà des contes. Elle s’affranchit rapidement de l’éducation paternelle très stricte et se lance dans la lutte pour l’émancipation des femmes et l’abolition de l’esclavage. Elle raconte son adolescence dans « Les Quatre filles du Docteur March », paru en 1868, qui connaîtra un immense succès. D’autres ouvrages destinés à la jeunesse suivront, comme « La Petite Rose, ses six tantes et ses sept cousins » en 1875.

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Poésie, Éloge de Lamartine - Alice de Chambrier - Bibliothèque numérique romande - photo Sylvie Savary Lac Léman et le GrammontChambrier Alice de – Poésie, Éloge de Lamartine : Une jeune fille gaie et enjouée qui participe à la vie sociale qu’implique la position de sa famille et qui trouve le temps d’aider discrètement autour d’elle…. Mais cette jeune fille est aussi une passionnée d’écriture et de poésie. Elle vole, pour cela, des instants de travail, note discrètement des vers dans un carnet, corrige, recorrige et retravaille ceux-ci pour, quand il lui conviennent enfin, les recopier dans un cahier recouvert de peluche. Pour les publier ? Non ! Elle s’est fixé pour règle de ne rien considérer d’achevé avant d’avoir atteint ses trente ans. Un comas diabétique l’emporte à 21 ans…

En cinq années depuis l’âge de 17 ans, alors qu’elle est au pensionnat (où elle écrit L’Atlantide), elle compose 175 poèmes (près de 15’000 vers), quatre nouvelles en prose (Belladonna et autres contes publiées par la BNR), deux romans (dont le Châtelard de Bevaix publié par la BNR), trois tragédies, deux drames (dont l’un, inachevé), trois comédie, une saynète, etc.

Si l’inexpérience de cette jeune auteure est quelquefois sensible, s’il ne faut pas oublier qu’elle se promettait de retravailler encore son œuvre, la facture des vers reste aiguisée, plusieurs de ses poèmes sont magnifiques et touchants, et l’idéalisme de la jeune fille emporte l’émotion. Chez cette admiratrice de Victor Hugo le lecteur percevra çà et là l’influence de La Légende des siècles, comme dans le poème en six chants intitulé La Nuit du Désert, une rêverie fantastique et obscure, mais d’autres poèmes, d’une simplicité dépouillée comme « J’aurai vingt ans demain », sont le fruit d’une créativité et d’une sensibilité émouvante.

L’Éloge de Lamartine, écrit pour le concours de l’Académie française, fut le fruit d’un travail acharné dans lequel elle recomposa trois fois son œuvre. « Quel dommage, disait-elle, que ce ne soit pas Victor Hugo! » L’évocation de Lamartine apaisant l’émeute mérite cependant la lecture.

(Cette présentation s’inspire largement de la préface de Philippe Godet au recueil posthume des œuvres d’Alice de Chambrier, « Au-delà » qu’il publia en 1883. Nous réaliserons prochainement la retranscription numérique de ce recueil.)

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La Poudre aux Yeux - Eugène Labiche - Bibliothèque numérique romande - Tableau Félix Vallotton La LogeLabiche Eugène – La Poudre aux Yeux : Cette pièce comique en 2 actes, créée en collaboration avec Édouard Martin, a été représentée pour la première fois à Paris au Théâtre du Gymnase le 19 octobre 1861. Parmi les 176 pièces que Labiche a écrites, celles des années 1860 jouissent d’un grand succès, mais sa production va un peu s’estomper une décennie plus tard, avec la guerre de 1870, et ce génie de l’observation et du rire cessera d’écrire en 1877, à 62 ans.

Le jeune Frédéric se dit professeur de piano, il aime Emmeline, son élève appliquée… et amoureuse aussi. Lorsque les deux familles, les Malingear et les Ratinois, se rencontrent pour discuter d’un mariage éventuel, situation classique du théâtre de boulevard, c’est là que tout l’humour et le talent de caricaturiste de l’auteur prend son envol.

Les deux familles sont de petits bourgeois qui aimeraient passer pour plus riches et membres de la bonne société qu’ils ne le sont : ils en rajoutent donc, mentent, paradent, surenchérissent sur la dot, le repas de mariage, l’appartement des futurs mariés, pour finir démasqués par un personnage extérieur, franc et bonhomme, l’oncle du futur marié, qui arrive là à point pour faire cesser cette escalade de « poudre aux yeux » et laisser les jeunes gens se marier pour leur amour et non pour de l’argent. Un ballet rapide d’entrées et de sorties, quelques répliques féroces bien placées, montre la puissance d’observation de Labiche face à la société bourgeoise de son temps, et de l’importance que revêt l’argent et le pouvoir du paraître dans les relations humaines.

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Un souvenir de Solférino - Henri Dunant - Bibliothèque numérique romandeDunant Henri – Un Souvenir de Solférino: 24 Juin 1859 : la bataille de Solférino entre troupes franco-piémontaises de Napoléon et troupes autrichiennes et alliées racontée par Henri Dunant comme si on y était… avec ses blessés, ses morts et toute l’horreur d’une guerre dont le suivi médical n’est pas la priorité.

« On comprend que les souvenirs fussent déjà quelque peu effacés et qu’ils soient en outre abrégés en ce qui concerne les scènes de douleurs et de désolation dont j’ai été témoin » écrit-il dans ce témoignage, rédigé trois ans plus tard. Qu’a dû donc être la réalité !

Cette description des horreurs du combat, comme des situations dantesques des secours et l’organisation des soins, présida à la réflexion d’Henri Dunant sur la nécessité de créer des Sociétés de secours présidés par des philanthropes de tous les pays afin que l’on puisse, lors de conflits armés, s’occuper de toutes les victimes de ces guerres. Publié en 1862, elle amena à la création un an plus tard du Comité International de secours aux blessés qui devint par la suite le CICR. « Un souvenir de Solférino » servit aussi largement aux fondements de la première Convention de Genève en 1864.

Ce texte mérite une large audience, même si quelques passages restent durs à lire et soulèveront chez le lecteur des sentiments contrastés, de dégoût, de tristesse, d’incompréhension… 156 ans plus tard, n’avons-nous toujours pas compris les horreur de la guerre et sa tristesse ?

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Micromégas - Voltaire - Bibliothèque numérique romande - photo étoile double de Sirius (A et B) NASA, ESA and G. Bacon (STScI)Voltaire – Micromégas : Sirius aux deux étoiles jumelles dont l’une, énorme… Une région de l’espace peuplée d’êtres de 32 km de haut, vivant des milliers d’années, dotés de nombreux sens et de beaucoup de savoir… Mais voilà ! Il y a là-bas un grand muphti (lisez l’archevêque de Paris), qui trouve suspecte la recherche qu’a faite Micromégas, notre jeune héros sur les insectes siriens. Exilé, Micromégas voyage et rencontre sur Saturne un secrétaire d’académie, philosophe lui-aussi, pour lequel il se prend d’amitié. Un nain, en comparaison, qui doit faire douze pas pour une seule enjambée de Micromégas. Et, ma foi, pas trop créatif… (le modèle dont s’inspire ce personnage, déposa plainte contre le livre.) Tout deux arrivent sur terre et finissent par discerner, au microscope, les puces humaines. Mais celles-ci, malgré leur faible masse, ne sont pas détachées des passions de la matière et de l’esprit. Et que d’orgueil !

Une Science-Fiction de l’époque des Lumières, un conte philosophique divertissant où l’humour voltairien grince en dénonçant préjugés et guerres, obscurantisme et fanatisme, au profit des idées des Lumières (raison, tolérance, foi dans le progrès, esprit d’observation et d’expérimentation). « Léger, fantaisiste, plein d’ironie, Micromégas est un méli-mélo où l’on trouve du fantastique dans la tradition de Rabelais, de Cyrano de Bergerac et de Swift, mais aussi l’écho des dernières avancées scientifiques, des règlements de compte, une méthode d’investigation, une critique des systèmes philosophiques traditionnels » (Wikipédia).

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Pierre-Paul Riquet et le Canal du Midi - Jacques Fernay - Bibliothèque numérique romande - photo Laura Barr-Wells reflets dans le canal du Midi vers l'écluse de VilleneuveFernay Jacques – Pierre-Paul Riquet et le Canal du Midi : Relier la Méditerranée à l’Atlantique en longeant les Pyrénées ? Un rêve fou envisagé, mais en vain, par l’empereur Charles Auguste, puis par Charlemagne, François Ier et Henri IV.

C’est que, sans ce canal, le détour est formidable. Il faut contourner la Péninsule Ibérique, payer aux espagnols des droits de passage à Gibraltar et exposer passagers comme marchandises aux aléas d’une navigation maritime de plus de trois mille kilomètres, sans compter les rencontres avec pirates et brigands. La voie de terre, faite de chemins malaisés, ne se prêtait pas au transport des marchandises. C’était donc un enjeu, non seulement économique, mais aussi politique dans les relations entre l’Espagne et la France sous Louis XIV.

Cette construction, longue de 246 km, l’une des plus grandes œuvres du XVIIe siècle est due à Pierre-Paul de Riquet, baron de Bonrepos. Ce fermier aux Gabelles (percepteur de l’impôt sur le sel) et munitionnaire des Armées de Catalogne réalisa, à 58 ans, sa carrière achevée, son rêve d’enfant, le projet d’un Canal des Deux Mers envisagé alors qu’il avait dix ans par les États du Languedoc. Assisté d’un sourcier, il résolut le problème majeur consistant à trouver suffisamment d’eau pour irriguer le canal puis à la stocker, en vue de la saison sèche, dans un réservoir, à Saint-Ferréol, qui fut le plus vaste de l’époque. Cet homme, qui n’avait aucune formation technique, mais beaucoup de bon sens, d’autorité et de ténacité, réalisa le rêve des empereurs romains ! Il relia les deux mers en douze ans de travaux, apportant irrigation et prospérité au Languedoc.

Les obstacles ne manquèrent pas : géographiques et techniques, rivalités locales ou personnelles, jalousies au sujet du traitement des ouvriers du canal (qui bénéficiaient de rémunérations supérieures à la norme, de logements et surtout du paiement des jours fériés et de maladie, une anomalie à l’époque) et problèmes récurrents de financement ! Pierre-Paul Riquet y engloutit sa fortune. Il mourut à 71 ans alors qu’il ne restait plus qu’une lieue pour atteindre la Méditerranée.

Cette biographie romancée fut écrite, au XIXe siècle, par un admirateur de l’œuvre de Pierre-Paul Riquet. D’une lecture facile, elle dresse un portrait vivant de l’aventure que représenta cette construction et ses aléas.

(Pour en savoir plus sur le Canal du Midi et son histoire : http://www.canalmidi.com/index.html )

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Félix Vallotton Bords de SeineGiraudoux Jean – Simon le pathétique : Il y a sans doute beaucoup de Jean dans Simon…. Simon évoque ses années d’études, le lycée et son parcours d’étudiant brillant pour qui tout est facile. Puis, plutôt que de devenir enseignant, un voyage en Europe pour être, de retour en France, le secrétaire d’un sénateur… C’est alors que Simon découvre les jeunes femmes… et l’amour… Soudain, plus rien n’est facile !

« Né de la difficile relation de Giraudoux et de Rosalia Abreu, le livre […] est une éblouissante suite de variations sur les thèmes de la jeunesse et de l’amour. De l’amour à l’état naissant, de l’amour qui s’ignore, de l’amour qui se cherche, à celui qui se fuit et qui joue à cache-cache avec lui-même, qui jongle avec sa joie et avec sa peine, toutes les nuances sont distillées, dans cette transfiguration brillante et poétique de la réalité quotidienne, dans ce jaiIlissement continuel de trouvailles un peu précieuses que seule empêche d’être mièvres la perfection de la phrase. […] Les derniers mots, qui allaient trouver un écho dans les derniers mots de sa pièce « Électre », qui pourraient être la devise de Giraudoux, prouvent qu’il croyait en la possibilité du bonheur qui, il n’eut de cesse de le rappeler, est la vocation humaine. » (André Durant Comptoir littéraire).

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Histoire d'un homme du peuple - Erckmann Chatrian - Ebooks Libres et GratuitsErckmann-Chatrian – Histoire d’un homme du peuple (suivi de Les Bohémiens sous la Révolution) : L’ « Homme du peuple » est un ouvrier de Saverne, Jean-Pierre Clavel, orphelin élevé par une brave marchande des quatre saisons, la mère Balais, pauvre mais généreuse, qui a fait de lui un bon artisan et l’a envoyé à Paris pour se perfectionner dans son état de menuisier. À Paris, Jean-Pierre se loge dans le quartier des Écoles, où il retrouve Emmanuel, un de ses anciens camarades, étudiant en droit, qui lui fait découvrir la capitale. Il est embauché dans l’atelier de menuiserie Braconneau dont le principal ouvrier, le père Perrignon, lui fait petit à petit partager ses idées révolutionnaires. Notre héros assiste aux débuts de la Révolution de 1848 et finit par y prendre une petite part en combattant sur une barricade. Mais, plus qu’un acteur, il est pour nous un témoin de première main, relatant les seuls événements qu’il a pu voir.
C’est cette description, sur le vif, au « ras des pâquerettes », que ce soit de la vie à Saverne, de la découverte des vieux quartiers de Paris, où d’un petit bout de la « grande histoire » en train de se faire, qui fait, comme toujours chez Erckmann-Chatrian, tout le charme de ce récit.

Erckmann-Chatrian est le nom de plume de deux co-auteurs : Émile Erckmann et Alexandre Chatrian. Réalisme rustique et populaire, Contes de la Forêt-Noire et d’Alsace, font de leurs romans et nouvelles une œuvre attachante.

Édition du groupe des « Ebooks Libres et Gratuits »

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La Grande Iza tome 1 - Alexis Bouvier - Bibliothèque numérique romande - Tableau Vlaho Vukovac La Grande IzaBouvier Alexis – La grande Iza (tome 1) : Maurice Ferrand et Cécile Tussaud s’aiment depuis l’enfance. Mais les parents de Cécile ont en tête un autre prétendant, André Houdard, dit la Rosse : le mariage est fixé pour demain car, alors, la maison Tussaud, une fabrique de bronzes en difficulté sera sauvée par Houdard. Cécile obéira-t-elle à ses parents ? Et ceux-ci savent-ils à quel point « La Rosse » est compromis avec « La Grande Iza », une aventurière de haut vol ? Aux empoisonnements va succéder un meurtre. La Justice saura-t-elle arrêter le coupable ?

Ainsi continue la cycle de La grande Iza, un feuilleton populaire aux intrigues multiples et aux personnages hauts en couleur, cycle dont nous poursuivrons la publication ces prochains mois. Son succès fut tel qu’Iza fut même imaginée et peinte par Vlaho Bukovac. Nous ne pouvions que reprendre son portrait pour ce livre numérique.

Né en 1836 dans une famille d’ouvriers, Alexis Bouvier apprit le métier de ciseleur de bronze qu’il pratiqua jusqu’en 1863. Étudiant à côté de son activité, « doté de beaucoup de verve et d’imagination, il débuta dans la carrière des lettres en écrivant des livrets d’opérettes qui eurent du succès. Depuis lors, il a écrit des vaudevilles, des drames et un assez grand nombre de romans, qui ont paru dans divers journaux. » (suppl. Larousse 1928). Ce feuilletoniste ne manqua pas d’être mal considéré mais le succès fut au rendez-vous et il fut aussi populaire qu’il est aujourd’hui méconnu. Mort en 1892, enterré au Père-Lachaise, il est l’auteur du texte de La Canaille, chantée sur les barricades de la Commune de Paris.

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Nuage des auteurs

Agoult Marie d' Allais Alphonse Andersen Hans Christian Anet Claude Avril Jane Baudelaire Charles Bernhardt Sarah Biedermann Adolphe éd. Bonaparte-Wyse (de Solms) Marie Bourlapapey Bouvier Alexis Byron George Gordon Castella Célestin Chambrier Alice de Charrière Isabelle de Chavannes Édouard Cherbuliez Victor Combe T. Constant Benjamin Courthion Louis Cérésole Alfred Danuser J-L et M-C Daudet Alphonse Didier Charles Dieulafoy Jane Droz Frédéric Dumas Alexandre Eberhardt Isabelle ebooks gratuits Erckmann-Chatrian Favre Louis Fazy James Flaubert Gustave Gaskell Elizabeth Cleghorn Gautier Théophile Gay de Girardin Delphine George Raymond Gex Amélie Giraudoux Jean Goethe Johann Wolfgang von Gotthelf Jeremias Huguenin Christine Huguenin Oscar Hémon Louis Jarry Alfred Labiche Eugène La Fontaine Jean Lagerlöf Selma Leblanc Maurice Leroux Gaston Levallois-Perret Mathilde Manoury Comtesse de Michel Louise Mistral Frédéric Monnier Philippe Morsier Émilie de Muralt Béat Louis de Mussard Jeanne Noailles Anna de Nodier Charles Olivier-Ruchet Caroline Olivier Juste Pergaud Louis Perrault Charles Pestalozzi Johann Heinrich Platter Thomas Pourtalès Guy de Proust Marcel Pujol René Radcliffe Ann Reber J.-F. Renfer Werner Reybaud Fanny Reymond Lucien Rod Édouard Roorda Henri Rousseau Jean-Jacques Saint-Exupéry Antoine de Sand George Saussure Léopold de Scott Walter Segalen Victor Soulié Frédéric Spitteler Carl Spyri Johanna Staël Germaine de Sue Eugène Sévery Clara et William Tissot Victor Tristan Flora Trollliet Marie (Mario***) Töpffer Rodolphe Vallotton Félix Verne Jules Voltaire Wallace Edgar Wey Francis Wyss Johann David Épinal Imagerie